« Etre expert, c’est tout l’art d’apprendre une science à des vétérants, tout en étant un débutant. »       Jdan Noritiov

10 000 heures pour devenir un expert du dessin, est une approche qui est largement développée dans beaucoup d’articles de blogs et de journaux traitant d’épanouissement personnel et développement professionnel. Au début je voulais moi aussi faire un article pompeux… mais réflexion faite il me semblait qu’une approche  plus personnelle pourrait être plus pertinente. Je vais par au travers de mon expérience vous en faire ma propre lecture.


La mauvaise méthode d’apprentissage…

Allez soyons honnête depuis ma tendre enfance,  j’ai fait partie des mauvaises herbes, qui  squattaient le fond de la classe au chaud contre le radiateur, dessinant dans les marges de son cahier super conquérant. Comme beaucoup d’enfants de mon âge je laissais divaguer mon imaginaire en rêvant de Musclor, de Transformers et autres Tortues Ninja ! ahhh Club Dorothée, qu’as tu fais de nous !

C’est au collège en troisième, et après avoir séché 80 % des heures de cours et sous la menaces de mes parents de finir comme punk à chien et de dessiner dans la rue à la craie , que 4 semaines avant les épreuves du brevet des collèges je me décidais à demander, épris d’angoisse et de terreur, de l’aide à mon comparse de l’époque.

Opération commando !


Sa Mission (si il l’acceptait) était de me faire réviser ou devrais je dire, me faire apprendre entièrement le programme  de 3 ème pour sauver mes fesses et ainsi obtenir le sésame qui devrait propulser dans la suite de ma vie d’esclave du système ! Mais bon la perspective de vivre sous des ponts ne m’enchantais gère…Ou je veux en venir?  j’y arrive…

Sous pression et à raison de 14 heures de rabâchage par jours, dans toutes les matières : histoire, math, sciences naturelles ect… pendant 4 semaines en créant des fiches que je compulsais et qu’il me faisait réviser, j’étudiais sans relâche des heures durant !

Pour quel résultat ?

Et bien une note de 14/20 au brevet ! Je sais c’est idiot mais c’est une petit performance dont je suis toujours fiers :). Mais alors pourquoi dire que c’est la mauvaise méthodes me direz vous ?


Et bien c’est simple, je n’ai rien retenue de tout ce que j’ai appris pendant ces 4 semaines… au fond ce n’est pas si grave, c’est de la culture générale, qui même si c’est dommage, reste peu utile pour la vie active.

La bonne méthode d’apprentissage !

Me voilà équipé du précieux sésame ! Les parents larmoyant de fierté devant leur progéniture et armé pour de nouvelles études dans la virtuose discipline de la prothèse dentaire !

Super je suis embarqué dans une épopée fantastique peuplée de canines, de molaires et autres incisives, littéralement “déporté” dans une ville que je ne connais pas. J’ai un patron un peu fou fou et une chambre étudiante insolite et insalubre bref le rêve. C’est à ce moment que l’éventualité  de devenir un  punk à chien ce présente à moi comme une option pas si dégradante. Si je pouvais gagner quelques sous en faisant de l’art même si ça devait être avec de la craie et dans la rue…ça me semblais presque envisageable !

Bref une carrière dans le dessin ou  l’illustration me semblais plus attirante qu’une vie à polir des quenottes.

J’étais parti pour 3 ans d’études, mais un petit truc au fond de mon crâne une idée persistante et  entêtante de trouver une voie professionnelle dans l’art ou le dessin.

Motivation

j’avais 16 ans et j’étais maintenant décidé à devenir dessinateur coûte que coûte ! Mais je souhaitais tout de même finir ce que j’avais commencé et honorer mes parents qui se saignaient pour pouvoir me payer ces études. Je continuais donc à suivre les cours et à me rendre chez mon formateur. Ce n’est que le soir après avoir englouti mon  McDo quotidien, que j’étudiais et je copiais les grands dessinateurs de l’époque pour capter  leur techniques et leurs virtuosités. Ainsi j’engloutissais la totalité de ma petite paye d’apprentie dans les comics, les mangas et autres ouvrages plus académiques et  recopiais systématiquement  les personnages, décors et accessoires qui étaient couchées sur le papier.

Obstination

Jours après jours, semaine après semaine et mois après mois, je copiais j’observais, pratiquais inlassablement le dessin. C’est après 3 ans de cet discipline, que mes créations, devinrent de plus en plus précises, mes compositions plus harmonieuses, bref que ça commençais à ressembler à quelques choses.

Le début du commencement !

J’aurais pu rester là, mais objectivement je comprenais que j’avais beaucoup de chemin à parcourir et que ce chemin ne devait jamais s’arrêter.  Peu importe la discipline, l’art où voie, appelez la comme vous le voulez, je reste toujours pantois quand une personne s’adresse à moi et m’explique qu’il va en quelques semaines, devenir un artiste, un artisan ou embrasser une discipline qui demande de la maîtrise et de l’engagement. Il fréquent de constater le manque de discernement et la difficulté de projection des débutant au sujet de l’implication totale qu’il faut déployer pour devenir expérimenté dans un art !

Et bien alors, on fait quoi ?


Je ne cherche pas à dissuader ce qui  serai  au début de l’apprentissage du dessin mais simplement  les conseillers de façon bienveillante de bien considérer, que c’est la masse de travail et la répétition systématique qui leur permettront au bout de plusieurs milliers d’heures de commencer à prendre du recul et  appréhender la profondeur de la discipline qu’ils ont embrassé !

10 000 heures pour devenir un expert me parais être un bon moyen pour percevoir le volume et les kilomètres de papier noircie par le crayon et commencer à ce considérer, si ce n’est à expert, au moins une personne expérimenté.

Depuis 16 ans et  jusqu’à ce jour j’ai pratiqué en moyenne de 2 à 6 heures de dessin par jour en plus de mes heures de travail classique pour pouvoir améliorer mes techniques et m’épanouir….

je vous encourage à faire de même !

Laurian R.