Votre cerveau et le dessin : La latéralité

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Votre cerveau et le dessin : La latéralité

Lors de nos conversations enflammées sur les process de créativité, il est arrivé d’évoquer avec d’autres artistes les fameux hémisphères de notre céphalée. En effet, nous avons tous remarqué notre difficulté, voir même nos incapacités à dessiner, écrire et même se brosser les dents avec la main non directrice (droitier / gaucher).

Ambidextrie qualité ou défaut ?

Depuis la tendre enfance, la plupart d’entre nous choisit et garde une main directrice pour leur vie entière. Toutefois, une partie des individus sont ambidextres et peuvent utiliser leurs deux mains sans pertes de dextérités. Il n’y a pas si longtemps que ça, l’ambidextrie était considéré comme un “don” prestigieux et très envié car synonyme d’une meilleure utilisation du cerveau et de plus grand échange entre l’hémisphère des concepts artistiques / émotionnels et l’hémisphère de la rationalisation / conceptualisation. Depuis peu (et comme la toujours fait la science), les études évoqueraient cet “état” comme un trouble plutôt qu’un don … car il serait l’indice d’une lésion cérébrale précoce.

Bref nous n’allons pas nous étendre sur ce sujet mais nous allons revenir aux hémisphères en tant que tel et aux interactions qu’il peut y avoir entre ces dernières et les étapes de création d’un projet.

Mes débuts autodidactes et mes premières observations :

Quand j’esquissais un personnage à main levé, pendant mes premières années d’apprentissage autodidacte (12/14 ans), je remarquais, après coup, que mon dessin possédait des déformations plus ou moins marquées, des problèmes de proportions et de perspective. Ce phénomène était encore plus perceptible lorsque je laissais un dessin plusieurs jours sur ma table et quand je revenais dessus. Les défauts et les déformations étaient encore plus évidents. Ce n’est que des années plus tard et après beaucoup d’heures de travail passées la nuit à étudier mes sujets et à multiplier les exercices de morphologie, à répéter encore et encore les mêmes étapes que j’ai pu corriger petit à petit ces défauts. Ce n’est que longtemps plus tard qu’un conseil me fut donné par un confrère dessinateur de retourner ma feuille ou sur Photoshop de réaliser : « un transformation/symétrie horizontale » pour retrouver mon sujet retourner en effet miroir et les défauts se révélèrent de façon évidente.

Le cerveau voyant le projet d’une autre manière lui permet de déceler plus facilement les défauts car lors de travaux sur de longues heures les yeux et l’interprétation qu’en fait ce dernier, il s’endort et se relâche et ne voit plus les petites déformations et autres erreurs de proportions.

Quand votre cerveau vous trompe !

Autre phénomène que j’ai pu observer sur moi et qui est partagé par beaucoup de mes confrères illustrateurs, peintres, tatoueurs, c’est de systématiquement dessiner mes personnages dans le même sens ! pour ma part toujours le visage orienté vers la gauche et si je souhaite l’orienter de l’autre côté, je ressens une gêne où un blocage ( de moins en moins tout de même). Encore une fois, cela vient de la latéralisation du cerveau humain et de son utilisation. Pour pallier à ce problème et pour pouvoir me mettre à créer plus rapidement, je me laisse dessiner le personnage orienté vers la gauche (en général la tête) puis je retourne le personnage sur ma feuille ou ma tablette graphique et tout au long de sa création je retourne le plus régulièrement possible mon personnage, tours à tours à droite et à gauche pour gommer et corriger les défauts et déshabituer mon cerveau me permettant de voir mon personnage dans deux perspectives différentes pour mieux appréhender ces volumes et ses détails.

Spécialiste de le stimulation cérébrale : la kinésiologie !

Pour essayer de pousser encore plus loin, j’ai pris la décision de rencontrer une kinésiologue. Une discipline de stimulation des fonctions cérébrales et des connexions neuronales par mouvements corporels. Ouaip! vous allez me dire ça sens la secte à plein nez ça ! je ne vais pas le développer plus aujourd’hui , je dirais simplement ça à été le premier pas vers une meilleures écoutes de mes sensations artistiques et une meilleure coordination entre mon cerveau et ma main !

Discipline et concentration :

Après ça, j’ai commencé à m’intéresser au cerveau et à son potentiel, quand j’étais un jeune pratiquant d’art martiaux et en lisant, entre autre, le fascinant ouvrage de Maître Henry Plée et Maître Fujita Saiko sur les points vitaux et le pouvoir de l’esprit, que j’ai commencé (modestement) à essayer de trouver des passerelles entre la concentration dites “martiale” et l’état d’intensité que l’on peut trouver lorsque nous créons. De fil en aiguille et au grès de mes rencontres et de mes lectures, que j’ai compris tout l’intérêt de m’intéresser aux utilisations de ma cervelle et des applications sur ma créativité, ma concentration et la recherche “d’intensité”.

Nous aborderons dans d’autres articles les autres facettes de notre cerveau et de ses ressources infinies et quel moyen mettre en place pour en tirer le meilleur profit !

Laurian R.

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Par |février 15th, 2016|La théorie|1 commentaire

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Un commentaire

  1. Hortence 2 juin 2016 à 20 h 07 min␣- Répondre

    Bonjour Laurian. Merci pour cet article. J’ai moi même fait appel à la kinésiologie pour d’autres applications que le dessin , mais je pense me renseigner à ce sujet. En tout cas super ce blog !

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